Le Divellec Jacques

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Jacques Le DivellecJacques Le Divellec, né en 1932 à Paris, a repris  ce  restaurant en faillite, deux ans après les présidentielles de 981. Il en a fait, depuis,  la cantine  des  hommes politiques, d’affaires, et  d’influence. La fidélité des  gens de pouvoir à ce lieu s’explique par la qualité des produits proposés, mais aussi   par sa  situation géographique : on peut y venir à pied, à partir  de l’Assemblée Nationale, du Quai d’Orsay,  du Conseil économique  et social, ou encore des sièges de  l’UDF et du  MEDEF. Mais cela n’explique pas  tout. Depuis qu’il est chef cuisinier,  de  La Rochelle où  il a lancé  sa première affaire à 26 ans, jusqu’à Paris,  Jacques Le Divellec a cultivé son réseau avec soin, à force d’attention, de discrétion,  et de fascination  pour tous ceux qui  décident.

À la base de tout, dans ce lien qui unit, chez Le Divellec, la politique à la cuisine, il y eut François Mitterrand. « En 1981, il m a fait venir à Tel Aviv, où l’étais consultant au Hilton. Le nouveau président  tenait à remercier   La communauté juive française d’Israël d’avoir voté pour  Lui. Il m’a  demandé de  préparer le repas officiel . Les deux hommes sympathisent, et discutent pendant une heure de  tout : « On a évoqué la Charente, les  poissons et le bord de mer ».  Quand  le cuisinier s’installe  à Paris,  Mitterrand devient  au bout d’un mois un habitué  confiant, avec sa table réservée, et n’hésite pas à venir avec maîtresse  et  Mazarine.

Suivront Chirac, Barre, Balladur, Sarkozy, Villepin ou Robert Hue. Dans le bureau du chef, situé dans l’arrière-cour du restaurant, un panneau de photos pourrait faire office de chronologie politique des dernières décennies. Sans parler des stars du  show-biz  : Belmondo, Johnny, Eddie Barclay. Tous recherchent un endroit discret  et sécurisant, en plus d’être haut de  gamme.  C’est ce que confirme André Santini, maire corse d’Issy-Les-Moulineaux,  en région parisienne, bon vivant connu pour son art du  bon mot : Nous sommes toujours en train  de manger,  pour les inaugurations, les cocktails... Alors, aller déguster du poisson,  ça ne fait pas que du bien à notre mémoire...  ça nous évite  aussi quelques surcharges pondérales ! ».

Bibliographie :

Jacques Le Divellec a écrit plusieurs livres, dont Le Larousse des poissons, est consultant dans le monde entier, a préparé le repas du  G7 de la Défense,  en 1989, a été à l’initiative du lycée hôtelier de La Rochelle. Et cette année, il a été Le premier cuisinier de tous les temps à être promu commandeur de la Légion d’honneur. Ce qui le fait gère sa famille comme son restaurant. Et une capacité à se remettre en cause, « à  se sortir... », comme il dit. C’est cette force motrice qui lui a permis de digérer la perte de sa  deuxième étoile Michelin: « Je l’ai avalée », répond le maître,  un brin provocateur. » Cette même force motrice qui l’a propulsé lors des grandes étapes de sa vie.  En 1972, son  affaire rochelaise tourne  bien. Il y a reçu, à  I’occasion du tournage du Jour le plus long, Robert Mitchum et John Wayne. Il y a acquis sa première étoile Michelin en 1962. Mais cela  ne lui  suffit pas. « Un soir,  je suis rentré de l’école, et à la place du restaurant,  il y avait un trou », se  souvient son  fils le plus âgé. Son père avait entrepris de tout reconstruire, et la caution déposée à la banque fut... sa  cave à vins. Un ambitieux,  mais aussi un observateur  du  monde, qu’il a l’occasion de parcourir depuis que la chaîne Hilton, en 1973, lui a demandé d’être  son consultant. Conscient de  sa chance, il profite de ses voyages pour s’intéresser à tout. En témoigne le petit calepin qui l’accompagne : « J’y note ce qui me surprend dans les différentes cultures. J’y consigne les traits de société qui m’apparaissent », détaille le cuisinier. À mi-chemin entre le travail de grand reporter et d’écrivain voyageur.  Ce mutliculturalisme,  ce goût de l’autre et de l’expédition, on lui fait remarquer qu’il vient peut-être de ses origines bretonnes. Le chef  ne contredit pas. Les Le Divellec sont  des  Bretons exilés, depuis que le grand-père a quitté L’Ile-aux-Moines. « Mon aïeul a été courir? Une ambition déclarée: j’aime  la compétition ».

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Jacques Le Divellec, né en 1932 à Paris, a repris  ce  restaurant en faillite, deux ans après les présidentielles de 981. Il en a fait, depuis,  la cantine  des  hommes politiques, d’affaires, et  d’influence. La fidélité des  gens de pouvoir à ce lieu s’explique par la qualité des produits proposés, mais aussi   par sa  situation géographique : on peut y venir à pied, à partir  de l’Assemblée Nationale, du Quai d’Orsay,  du Conseil économique  et social, ou encore des sièges de  l’UDF et du  MEDEF. Mais cela n’explique pas  tout. Depuis qu’il est chef cuisinier,  de  La Rochelle où  il a lancé  sa première affaire à 26 ans, jusqu’à Paris,  Jacques Le Divellec a cultivé son réseau avec soin, à force d’attention, de discrétion,  et de fascination  pour tous ceux qui  décident.

À la base de tout, dans ce lien qui unit, chez Le Divellec, la politique à la cuisine, il y eut François Mitterrand. « En 1981, il m a fait venir à Tel Aviv, où l’étais consultant au Hilton. Le nouveau président  tenait à remercier   La communauté juive française d’Israël d’avoir voté pour  Lui. Il m’a  demandé de  préparer le repas officiel . Les deux hommes sympathisent, et discutent pendant une heure de  tout : « On a évoqué la Charente, les  poissons et le bord de mer ».  Quand  le cuisinier s’installe  à Paris,  Mitterrand devient  au bout d’un mois un habitué  confiant, avec sa table réservée, et n’hésite pas à venir avec maîtresse  et  Mazarine.


Suivront Chirac, Barre, Balladur, Sarkozy, Villepin ou Robert Hue. Dans le bureau du chef, situé dans l’arrière-cour du restaurant, un panneau de photos pourrait faire office de chronologie politique des dernières décennies. Sans parler des stars du  show-biz  : Belmondo, Johnny, Eddie Barclay. Tous recherchent un endroit discret  et sécurisant, en plus d’être haut de  gamme.  C’est ce que confirme André Santini, maire corse d’Issy-Les-Moulineaux,  en région parisienne, bon vivant connu pour son art du  bon mot : Nous sommes toujours en train  de manger,  pour les inaugurations, les cocktails... Alors, aller déguster du poisson,  ça ne fait pas que du bien à notre mémoire...  ça nous évite  aussi quelques surcharges pondérales ! ».

Bibliographie :

Jacques Le Divellec a écrit plusieurs livres, dont Le Larousse des poissons, est consultant dans le monde entier, a préparé le repas du  G7 de la Défense,  en 1989, a été à l’initiative du lycée hôtelier de La Rochelle. Et cette année, il a été Le premier cuisinier de tous les temps à être promu commandeur de la Légion d’honneur. Ce qui le fait gère sa famille comme son restaurant. Et une capacité à se remettre en cause, « à  se sortir... », comme il dit. C’est cette force motrice qui lui a permis de digérer la perte de sa  deuxième étoile Michelin: « Je l’ai avalée », répond le maître,  un brin provocateur. » Cette même force motrice qui l’a propulsé lors des grandes étapes de sa vie.  En 1972, son  affaire rochelaise tourne  bien. Il y a reçu, à  I’occasion du tournage du Jour le plus long, Robert Mitchum et John Wayne. Il y a acquis sa première étoile Michelin en 1962. Mais cela  ne lui  suffit pas. « Un soir,  je suis rentré de l’école, et à la place du restaurant,  il y avait un trou », se  souvient son  fils le plus âgé. Son père avait entrepris de tout reconstruire, et la caution déposée à la banque fut... sa  cave à vins. Un ambitieux,  mais aussi un observateur  du  monde, qu’il a l’occasion de parcourir depuis que la chaîne Hilton, en 1973, lui a demandé d’être  son consultant. Conscient de  sa chance, il profite de ses voyages pour s’intéresser à tout. En témoigne le petit calepin qui l’accompagne : « J’y note ce qui me surprend dans les différentes cultures. J’y consigne les traits de société qui m’apparaissent », détaille le cuisinier. À mi-chemin entre le travail de grand reporter et d’écrivain voyageur.  Ce mutliculturalisme,  ce goût de l’autre et de l’expédition, on lui fait remarquer qu’il vient peut-être de ses origines bretonnes. Le chef  ne contredit pas. Les Le Divellec sont  des  Bretons exilés, depuis que le grand-père a quitté L’Ile-aux-Moines. « Mon aïeul a été courir? Une ambition déclarée: j’aime  la compétition ».

Jacques Le Divellec, né en 1932 à Paris, a repris  ce  restaurant en faillite, deux ans après les présidentielles de 981. Il en a fait, depuis,  la cantine  des  hommes politiques, d’affaires, et  d’influence. La fidélité des  gens de pouvoir à ce lieu s’explique par la qualité des produits proposés, mais aussi   par sa  situation géographique : on peut y venir à pied, à partir  de l’Assemblée Nationale, du Quai d’Orsay,  du Conseil économique  et social, ou encore des sièges de  l’UDF et du  MEDEF. Mais cela n’explique pas  tout. Depuis qu’il est chef cuisinier,  de  La Rochelle où  il a lancé  sa première affaire à 26 ans, jusqu’à Paris,  Jacques Le Divellec a cultivé son réseau avec soin, à force d’attention, de discrétion,  et de fascination  pour tous ceux qui  décident.

À la base de tout, dans ce lien qui unit, chez Le Divellec, la politique à la cuisine, il y eut François Mitterrand. « En 1981, il m a fait venir à Tel Aviv, où l’étais consultant au Hilton. Le nouveau président  tenait à remercier   La communauté juive française d’Israël d’avoir voté pour  Lui. Il m’a  demandé de  préparer le repas officiel . Les deux hommes sympathisent, et discutent pendant une heure de  tout : « On a évoqué la Charente, les  poissons et le bord de mer ».  Quand  le cuisinier s’installe  à Paris,  Mitterrand devient  au bout d’un mois un habitué  confiant, avec sa table réservée, et n’hésite pas à venir avec maîtresse  et  Mazarine.


Suivront Chirac, Barre, Balladur, Sarkozy, Villepin ou Robert Hue. Dans le bureau du chef, situé dans l’arrière-cour du restaurant, un panneau de photos pourrait faire office de chronologie politique des dernières décennies. Sans parler des stars du  show-biz  : Belmondo, Johnny, Eddie Barclay. Tous recherchent un endroit discret  et sécurisant, en plus d’être haut de  gamme.  C’est ce que confirme André Santini, maire corse d’Issy-Les-Moulineaux,  en région parisienne, bon vivant connu pour son art du  bon mot : Nous sommes toujours en train  de manger,  pour les inaugurations, les cocktails... Alors, aller déguster du poisson,  ça ne fait pas que du bien à notre mémoire...  ça nous évite  aussi quelques surcharges pondérales ! ».

Bibliographie :

Jacques Le Divellec a écrit plusieurs livres, dont Le Larousse des poissons, est consultant dans le monde entier, a préparé le repas du  G7 de la Défense,  en 1989, a été à l’initiative du lycée hôtelier de La Rochelle. Et cette année, il a été Le premier cuisinier de tous les temps à être promu commandeur de la Légion d’honneur. Ce qui le fait gère sa famille comme son restaurant. Et une capacité à se remettre en cause, « à  se sortir... », comme il dit. C’est cette force motrice qui lui a permis de digérer la perte de sa  deuxième étoile Michelin: « Je l’ai avalée », répond le maître,  un brin provocateur. » Cette même force motrice qui l’a propulsé lors des grandes étapes de sa vie.  En 1972, son  affaire rochelaise tourne  bien. Il y a reçu, à  I’occasion du tournage du Jour le plus long, Robert Mitchum et John Wayne. Il y a acquis sa première étoile Michelin en 1962. Mais cela  ne lui  suffit pas. « Un soir,  je suis rentré de l’école, et à la place du restaurant,  il y avait un trou », se  souvient son  fils le plus âgé. Son père avait entrepris de tout reconstruire, et la caution déposée à la banque fut... sa  cave à vins. Un ambitieux,  mais aussi un observateur  du  monde, qu’il a l’occasion de parcourir depuis que la chaîne Hilton, en 1973, lui a demandé d’être  son consultant. Conscient de  sa chance, il profite de ses voyages pour s’intéresser à tout. En témoigne le petit calepin qui l’accompagne : « J’y note ce qui me surprend dans les différentes cultures. J’y consigne les traits de société qui m’apparaissent », détaille le cuisinier. À mi-chemin entre le travail de grand reporter et d’écrivain voyageur.  Ce mutliculturalisme,  ce goût de l’autre et de l’expédition, on lui fait remarquer qu’il vient peut-être de ses origines bretonnes. Le chef  ne contredit pas. Les Le Divellec sont  des  Bretons exilés, depuis que le grand-père a quitté L’Ile-aux-Moines. « Mon aïeul a été courir? Une ambition déclarée: j’aime  la compétition ».

http://www.le-divellec.com/

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